Solidays 2014, jour 2

By 3 juillet 2014Divers
Ma note sur ce concert

Samedi 28 Juin, Hippodrome de Longchamp

 

J’aime la pluie. J’aime les festivals. J’aime les moustachus.
Sur la scène Bagatelle, en ce samedi 28 Juin à 19h, Deluxe, poulain du label indépendant Chinese Man Records nous en met plein les yeux et les oreilles !
Pépé au saxo avec ses faux airs de Freddie Mercury et sa veste indienne à frange, Kaya à la basse en peau de panthère, Pietre à la guitare avec son costume de maître de cérémonie, Soubri aux percussions dans son collant rouge moulant et Kilo, caché derrière sa batterie et ses platines, nous livrent un set assez acoustique hip hop, aux sonorités jazz/funk, qui s’enchaîne sans temps mort.
L’ensemble est précis, enlevé, et groove méchamment.

 

Deluxe, c’est évidemment la superwoman Liliboy au collant bleu et la jupe moustache, qui capte toute l’attention en délivrant un flow suave et terriblement prenant. Quand Green T et FP d’A.S.M s’en mêlent, on assiste alors à des joutes verbales et des échanges épicés. Les influences sont multiples, métissées, les clins d’œil nombreux, et surtout, il se dégage une énergie qui électrise tout le public de la scène bagatelle, qui ne sait plus finalement si il est trempé à cause de la pluie ou de sa propre sueur.
Les gars de Deluxe et Liliboy auront bien mouillé la chemise aussi, faisant fi de la scène trempée et nous on a juste envie de leur dire…
« You know, you know, that’s why, that’s why »… We love you !

 

Direction la scène Paris pour tenter d’apercevoir Rodrigo y Gabriela, duo de guitaristes d’origine mexicaine. Nous aurons beaucoup de mal à nous approcher de la scène, et devrons nous contenter du grand écran. Gabriela à la guitare rythmique est impressionnante par la dextérité de sa main droite qui alterne en permanence grattage des cordes et percussion du corps de la guitare. Rod y Gab prennent du plaisir sur scène et nous le communiquent. Bon. Les gars qui hurlent « Gabriela, à poil, dans la boue » à côté de nous sont dans un autre délire, et puis on commence quand même à avoir très envie de nous retrouver sous une scène couverte.

 

C’est donc sous le dôme que l’on retrouve les parisiens de Stuck In The Sound, après avoir tenté vainement de faire sécher nos imperméables qui n’ont plus d’imperméable que le nom… C’était sans compter sur le rock énervé de nos voisins encapuchonnés qui a vite fait de réchauffer le dôme. Le trublion Jérôme Niel fait une apparition remarquée, en short et bas résille verts et relance le set avec le titre Toy Boy.

 

Après une petite pause dîner bien méritée, on repart sous la pluie assister à la fin du set de The Parov Stelar Band. Le maître de l’électro-swing Autrichien, accompagné d’un bassiste, d’un batteur, d’un saxo, d’une trompette et d’une chanteuse, livre un set oscillant entre dancing des années cinquante et beat électro ravageur. L’ensemble manque toutefois un peu d’épaisseur et reste un peu répétitif, mais l’énergie est là et se communique à un public qui a bien besoin de bouger !

 

C’est le moment pour le co-fondateur de Solidarité Sida, Luc Barruet, de mettre à l’honneur les bénévoles, qui investissent la scène Paris au son de « I Will Survive ». Contrat rempli encore pour cette belle 16ème édition, qui aura permis de rapporter à la recherche un joli petit budget de 2 millions d’Euro de bénéfice, qui seront affectés à la recherche et à l’aide des populations en état de précarité.
Je crois que le miracle de la solidarité a touché le ciel. La pluie a soudainement cessé, comme un clin d’œil à ces bénévoles grâce à qui nous vivons ces moments particulièrement exceptionnels.

 

La grande scène clôture avec une des têtes d’affiche du festival, les écossais de Franz Ferdinand.
Le set, emmené par un Alex Kapranos enthousiaste, durera un peu plus d’une heure mais sera sans réelle surprise. Alternant entre titres du dernier album « Right Thoughts, Right Words, Right Actions, » et tubes majeurs du groupe, comme No You Girls, ou encore l’imparable Take Me Out, la nuit se conclura, au bout de 19 titres (généreux les Franz) sur This Fire.

Malgré le Fire des Franz, on ne sera pas mécontents de rentrer se sécher avant d’attaquer un nouveau et dernier jour de Festival !

 

 
Rédacteur invité sur cet article : Flo