Solidays 2014, jour 3

By 4 juillet 2014Divers
Ma note sur ce concert

Dimanche 29 Juin, Hippodrome de Longchamp

 

Séchés, revigorés par quelques heures de sommeil glanées dans la matinée de ce dimanche 29 Juin, parés à toute éventualité pluvieuse, nous voilà de retour sur l’hippodrome de Longchamp pour un troisième jour délirant !

A peine entrés sur le site que l’on nous annonce la couleur : « écartez-vous de la route, un convoi exceptionnel arrive, et croyez-moi il ne s’arrêtera pas ! » … Un peu interloqués mais n’ayant pas trop envie de finir écrasés par ce convoi bien mystérieux visiblement très attendu, on obtempère. Nous apprendrons un peu plus tard qu’il s’agissait de notre Président François, venu présenter aux médias sa nouvelle paire de lunettes ainsi que ses engagements à maintenir « quoi qu’il arrive à l’identique » la contribution de la France au Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme.

 

Nous, au président, on préfère le Prince, Marco de son prénom et c’est aux premières loges de la scène Bagatelle que nous assisterons au show de F.F.F.
Marco Prince est un habitué du Festival : plusieurs fois Parrain, il y est chez lui et investit la scène avec l’aisance qu’on lui connaît. Le ton est donné, ici, le Prince fait littéralement la pluie et le beau temps. Et il a décidé que son set débuterait sous le soleil. Ainsi soit-il. Entouré de ses acolytes Yarol Poupaud, Niktus, Krichou ainsi que d’un combo de trombonistes, Adélaïde Songeons et Paddy Sherlock, il délivre un set énergique, aux riffs électriques, toujours en interaction avec le public, vivant !

F.F.F. a tellement chauffé la scène qu’il faut d’urgence baisser la température ! Qu’à cela ne tienne, le ciel, clément, nous délivre de quoi nous rafraîchir, et Marco Prince en profite pour sauter dans la fosse pour profiter de cette averse bienvenue.
F.F.F., c’est décidément toujours un show très festif, un plaisir pour les oreilles mais aussi pour les yeux, par le jeu de scène des 3 complices… Avec un petit faible pour celui de Niktus ou Nicolas Baby, dont la présence scénique témoigne de ses activités théâtrales et cinématographiques.
Le set fédérateur de FFF verra même l’apparition exclusive des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, particulièrement en forme.
Mais bien évidemment, assez de haine, Marco n’achève pas son show sans vérifier que la jeunesse française emmerde le Front National, c’est donc des milliers de majeurs dressés vers le ciel à nouveau ensoleillé que se termine ce set qui présage décidément d’une excellente soirée.

 

L’énergie folle du festival fait une petite pause avec la cérémonie incontournable du patchwork des noms. On en profite pour retrouver deux amies photographes fans de Vanessa Paradis et on se dirige vers la scène Paris.
Le set de Vanessa (d’aucuns la renommeront Patricia, sûrement sa nouvelle coupe, proche de celle d’une Lorraine à la voix très différente mais tout aussi reconnaissable) alterne anciens tubes à laquelle toute une génération (oui oui, celle qui a échoué) n’a pu échapper, et présentation de son dernier projet avec Benjamin Biolay. Vanessa, c’est une image, une voix particulière qu’on n’oublie pas, une éternelle V.I.P. Elle joue son rôle à la perfection, à sa place.

 

Puis les anglais de Metronomy menés par Joseph Mount entrent en scène. Tout de blanc vêtus, ils performent devant un décor fait de nuages inspirés par la pochette du dernier album, Love Letters, titre entêtant sur lequel débute le set.
Le son électro-pop séduit toujours autant, et les festivaliers accueillent avec ferveur les premières notes de The Look.
Le bassiste Olugbenga Adelekan séduit par un sourire sincère et une belle énergie, relayée par celle de la batteuse Anna Prior, au sourire tout aussi convaincant (à Solidays, il en faut pour tous les goûts).
Tout ça est ma foi bien efficace, et l’hippodrome, toujours sous un soleil qui s’adoucit, vit ses dernières heures de festival.

 

Les festivaliers, moins survoltés que le premier jour, accusent un peu le coup de la fatigue, de la météo, ou encore de substances illicites. Ils se laissent aller à des danses improbables, ou s’affalent à nos pieds, qui doivent être confortables (quoique boueux, quand même).

Au loin, sur Bagatelle, j’aperçois Woodkid, que j’aurais bien aimé voir d’un peu plus près, mais une place au premier rang sur la scène Paris se garde jalousement, nous y attendrons sagement le final de Skip The Use.

Les lillois déboulent sur scène et l’ambiance bucolique (herbeuse et boueuse) de fin de festival se retourne d’un coup en une explosion de tout le reste de l’énergie des dizaines de milliers de festivaliers venus assister au grand final.
Mat Bastard déboule tous azimuts, sautant sur scène, dans la fosse, sans cesser de délivrer son rock survolté de sa voix survitaminée. Il donne à tous, entièrement et généreusement. Citant Marco Prince, il nous exhorte également à emmerder le Front National, et c’est reparti pour de joyeux majeurs hauts levés.
Le bassiste Jay Gimenez aime les photographes et les cameramen, il pose tout sourire tout au long du set.

 

On est juste heureux. Luc Barruet profite de ce final grandiose pour nous rappeler que « The Fight Must Go On ». Les bénévoles le rejoignent sur scène et I Will Survive est repris en chœur par tous les festivaliers.

 

Le moment de se quitter approche. On est un peu hébétés de sortir d’un coup de cet espace temps particulier. D’autant plus qu’on aimerait se dire à l’année prochaine, mais que Luc Barruet rappelle encore que Solidays est Sans Site Fixe pour 2015…

On espère toutefois vous y retrouver en 2015 !

 

Rédacteur invité sur cet article : Flo