Guillaume Perret and the Electric Epic, Le Plan

By 11 novembre 2014Jazz
Ma note sur ce concert

 
Au Plan, les bonnes soirées se suivent, s’enchaînent même, et, si elles ne se ressemblent pas, c’est toujours pour notre plus grand plaisir. Après le show mémorable de The Dø, qui avait rempli la grande salle d’un public fidèle et enthousiaste, c’est une soirée plus intime au « club » qui nous attend.

A peine un mois et demi après son inauguration, le public a fait sien ce lieu d’exploration des musiques actuelles.
Il est 20h, on se presse tranquillement à l’entrée du « club », on échange quelques paroles dans le hall, on se surprend finalement à se sentir comme chez soi dans ce tout nouveau (tout beau) Plan.

 
Bien que la date soit complète, la salle respire, le devant de scène appartient au public, l’impressionnant pédalier de Guillaume Perret est à portée de regard, attisant notre intérêt et notre curiosité.
Ils seront bientôt comblés par la mélopée envoûtante du saxophone, et cette lumière rouge qui en sort, accompagnant le son, le soutenant dans ses subtilités et sa puissance.
Le ton est donné.
 

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Les membres d’Electric Epic entrent en scène et la puissance prend la dimension de ce quatuor. On reconnaît Jim Grandcamp armé de sa Fender beige et Yoann Serra, en fond de scène, pilote du rythme. C’est Laurent David à la basse qui complétera la rythmique ce soir.

Le saxophone est un personnage vivant. Patiné par le temps, boosté par la technique, il est la prolongation naturelle de Guillaume, qui joue avec lui plus qu’il n’en joue. Il est tour à tour percussion, allié aux bagues de la main droite de son acolyte, guitare électrique, rivalisant de riffs rageurs avec Jim, pleins de références, puis redevient d’un coup très mélodique, quand il n’est utilisé que par son embouchure.

Le son est manipulé dans un tas de direction, exploré avec une précision impressionnante, on ne sait plus parfois si il vaut mieux ouvrir les yeux pour comprendre ou juste les fermer pour savourer.

Guillaume nous amène dans son univers où la découverte et le partage dominent.
De mélodies envoûtantes d’influence traditionnelle d’Afrique du Nord et d’Europe de l’Est aux riffs endiablés empruntés au répertoire du métal. Les références sont multiples et on voyage dans une navette spatiale un peu déjantée, entre paysages doux et villes survoltées.

On ne sort plus vraiment pareil de ces deux heures de voyages. Pleins d’envies, pleins d’idées, Guillaume et l’Electric Epic nous ont mis en appétit, on a très très envie de les revoir, pari réussi !

 
Rédacteur invité sur cet article : Flo