Sébastien Tellier, Le Plan

By 7 octobre 2014Chanson
Ma note sur ce concert

 

Une semaine après l’inauguration ambitieuse et surprenante du nouveau Plan, à l’image de ces locaux à l’architecture toute en lignes et en angles, nous sommes curieux d’assister à cette première date, une première date pour Le (nouveau) Plan.
Curieux, c’est bien le mot. Tout est curieux finalement ce soir.
Trouver 4 vigiles à l’entrée qui vérifient qu’il n’y a pas de liquides dans nos sacs, au Plan c’est bien une première. Ça me rappelle de vagues souvenirs d’embarquement, c’est vrai qu’après tout on nous a promis une soirée où l’on doit retrouver une enfance brésilienne à bord du grand condor.

Ah, finalement, de grand condor on ne retrouvera que deux ailes perdues au milieu d’un décor imposant qui oscille entre végétation aquatique et champignons psychédéliques (peut-être hallucinogènes).

Le décollage du set semble un peu compliqué, les balances traînent, on sent une ambiance un peu tendue, après tout, pour Sébastien et son #Aventuratour, c’est aussi une première !

Les « Sébastien on t’aime » fusent, le barbu improbable se fait attendre, puis investit enfin la scène, nous présentant son nouveau personnage, qu’il désire que « les adultes voient comme quelqu’un de super stylé, qui impressionne, qui fascine […] et les enfants comme un cow boy. »
J’ai hâte.
Enfin, le maître de l’absurde entre en scène, impressionnant et fascinant avec sa casquette bleue comme un ciel bleu et sa chemise léopard qui rugit.
Il impressionne et fascine tant que le Plan connaît à ce moment la son premier malaise vagal de fan, et du coup son premier rapatriement d’urgence… Quelle déception pour cette jeune fille qui n’aura pas beaucoup accompagné dans son pays magique l’enfant Sébastien qui doit d’ailleurs être en pleine période scatologique, ses premières paroles pour son public étant « j’ai envie de péter ».
Je compatis. Pour tout.

Musicalement, je n’ai toujours pas tranché si j’aime ou pas. C’est compliqué. C’est un peu comme quand Sébastien nous dit que « les choses fausses, si on s’acharne et qu’on les fait bien, un jour ça semblera juste. C’est quelque chose que j’ai envie d’explorer »
Oui. Sébastien est tout de même un sacré gourou de l’absurde au troisième degré.
Sur scène, il est accompagné par une rythmique particulièrement solide, batteur et percussionniste impressionnants et fascinants (vraiment).
Le clavieriste m’impressionne plus par ses cheveux sûrement nécessaires à la chorégraphie.

L’Aventura est présenté avec ses titres phares, l’Adulte, ma Calypso, Ricky l’Adolescent. Après la reprise indispensable de Divine et celle incontournable de la Ritournelle, le tour de piste se termine, atterrissage imminent.
Mais j’avoue que ça fait un petit moment que nous avons préféré nous retrancher au bar pour retrouver un univers plus terre à terre fait de bière, de coca-cola et de discussions de comptoir presqu’en inox…
Une salle remplie juste comme il faut, un concert spectaculaire, un public heureux, un bar toujours aussi sympa. C’est ça qui reste bon, au Plan.

Pour finir, nous vous laisserons méditer cette phrase de notre nouveau gourou, avant de nous retrouver dans une toute autre ambiance mardi prochain :
« La culture c’est une sorte de déhanché d’esprit » … À mardi, c’est Grégory!

 
Rédacteur invité sur cet article : Flo