St Lô, Le Plan

By 26 décembre 2014Electro
Ma note sur ce concert

Vous savez chers lecteurs – parole de vieux sage – il y a dans la vie énormément de moments clés. Parmi ces instants, ceux qui rythment une histoire d’amour en sont. Point de sagesse dans ces paroles, juste le constat d’un vieux con qui regarde en arrière l’année qui vient de s’écouler comme on le fait traditionnellement en ce début janvier.
 

Ce soir je me souviens de quelque-chose : J’ai dû vivre un jour une histoire d’amour. Avec cette soirée au Plan, avec Mezz Walidah peut-être, avec ses camarades de St Lô assurément, à la folie, tout court. Avec le public, l’ambiance, le lieu… Peu importe en réalité, seul compte l’instant. Un instant comme seul Le Plan sait nous offrir. Un instant teinté de nostalgie car ce soir je reviens sur des photos de cet « ancien » Plan et d’une soirée assez étonnante où se sont succédés Le Vasco, St Lô, puis DJ Pone et Arnaud Rebotini. Tous dotés d’un style, avec en commun des sons électro, de l’énergie, de la présence, beaucoup !
 

En réalité, c’est surprenant que je n’aie jamais réussi à sortir ces images de St Lô. Des excuses j’en ai plein. Des raisons d’avoir été enthousiasmé par ce set, j’en ai beaucoup d’autres. Je citerai en vrac le côté envoûtant de cette musique, celle qui donne envie de fermer les yeux pour se laisser pénétrer par l’ambiance ; mais aussi la présence de Mezz Walidah, forte de ses expériences préalables qui en ont fait un personnage si particulier et qui met son public dans un état indescriptible ; mais encore le lieu, l’atmosphère, le plafond bas, la proximité du premier rang avec les artistes, l’ambiance tellement dark et pourtant si lumineuse de l’instant.
 

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Oh j’ai souffert des lumières ce soir-là. Il faisait noir, mon capteur a pleuré, j’ai beaucoup déclenché, peut-être pas assez profité de la musique d’ailleurs, mais j’ai gardé la mémoire photographique de cet instant de grâce. Et quand je le regarde avec un peu de recul, je sais expliquer les raisons de cette histoire d’amour. Sa couleur lumineuse en est une. Mes photos au Plan ont en commun une empreinte particulière, pas particulièrement réussie techniquement, mais qui les rend reconnaissables entre mille pour les expressions qu’elle restitue. Ses acteurs aussi : musiciens, techniciens, personnes de l’ombre, et évidemment les spectateurs…
 

J’ai presque honte de sortir ces photos 9 mois trop tard, une gestation bien longue en réalité. Le temps de se poser, de réfléchir, de continuer à écouter Legendary ou My Bottle qui sont parmi mes morceaux préférés du premier album de musique bretonne des Normands de St Lô (ou inversement). Le temps de savourer cette histoire d’amour, de se souvenir de ses raisons, de rempiler encore un peu, avec la perspective d’un futur qui ne peut offrir que mieux que ce que le passé a donné.
 

Trêve de philosophie de comptoir ou de critique musicale à deux balles (ça rime). J’ai voulu exprimer une émotion mais, mieux que les mots, je vais tenter de vous la restituer en photos. St Lô, c’était au Plan le 29 mars 2014. J’ai aimé je crois. J’aime encore !