Solidays 2013, jour 1

By 27 juin 2013Divers
Ma note sur ce concert

solidaysuduj

Si on vous dit que la cause est noble et qu’on a tous envie de l’aider…
Si on vous dit que c’est une organisation de qualité et que c’est animé par de nombreux bénévoles motivés…
Si on vous dit que c’est le début de l’été et que partager de bons moments de musique à deux pas du centre de Paris…
Si on vous dit que la programmation est sympa…

Si on vous dit Crystal Fighters, -M-, Beady Eye, Django Django, Asaf Avidan, Guetta, Bloc Party, C2C, Saez, Poni Hoax, Hyphen Hyphen, Bumcello, Soma, Para One, Juveniles, Wax Tailor, Lilly Wood & The Prick, The Wombats, Tété, Orelsan, The Hives, Deluxe, BRNS, Fidlar, Keny Arkana, Alice Russell, Maceo Parker, Balthazar, Naive New Beaters, The Coup…

Si on vous dit que c’est Solidays et que c’est bien… vous aussi vous viendrez ?

En tout cas, avec Un Disque Un Jour, on y sera, retrouvez notre live report, jour après jour, sur cette page !


Vendredi 28 juin 2013, hippodrome de Longchamp


16:45– Sur site, accréditations récupérées, on planifie la soirée !
17:15– Conférence de presse de Luc Barruet. Une bonne nouvelle : festival sold out, une priorité : l’accès aux médicaments.
« Solidarité Sida s’engage et lance un appel au président de la République pour que la France augmente sa contribution au fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Le président de la République annoncera dans les semaines qui viennent le nouveau montant de la contribution française. La France doit rester fidèle à ses valeurs, à ses engagements et à son rôle exemplaire »

18:15– Quart d’heure râleur : Si tu te colles pas devant la scène une bonne demi-heure à l’avance comme un fan de base, t’as rien compris. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas eu des conditions de prise de vue aussi pourries ! Une accréditation qui te donne droit à la même chose qu’au public, c’est pas très utile pour un photographe ! Dit autrement, avoir des accréditations média qui ne te donnent aucun droit particulier par rapport au public, ça ne colle pas à ce qu’on a envie de faire. Heureusement, il y a le réseau, on reconnaît un vigile conciliant car on l’a déjà vu sur une autre date, un gars de la prod d’un groupe connu te laisse entrer en console pour suivre le concert à l’abri… Mais à part le réseau, niet. Ca, c’est l’excuse pour les photos minables qui suivront !

18:30– Du coup, à force de parlementer avec la sécu et de faire des aller-retours pour avoir des explications au point presse, on a raté Hyphen Hyphen. Dommage, ça avait l’air chaud.

19:05– Le type de la sécurité qui est devant la scène ne sait pas compter jusqu’à trois. Du coup on se fait dégager au bout de deux morceaux de 3 minutes, non pas du devant de scène mais de l’avant de la fosse où on s’était sagement positionnés bien avant le concert de Poni Hoax. Comme le lighteux a décidé d’embêter les photographes en balançant de la lumière dans les yeux du public plutôt que d’éclairer les musiciens, on hésite entre rire et pleurs en regardant nos photos. Quant au concert, un peu écourté du coup, on passe « à côté », avec un groupe qui ne semble pas spécialement heureux d’être sur scène, le chanteur semblant avoir le trac. Impression mitigée, peut-être liée au démarrage du festival et de l’ambiance pluvieuse.

20:00– On s’escrime à faire passer des SMS, couverture réseau inexistante. C’est facile de retrouver des potes quand les SMS arrivent dans le désordre avec 30 minutes de retard. Du coup, pause dîner rapide sous la pluie avant de retourner bosser. Le festival est immense, on court en permanence d’un côté à l’autre tellement les scènes sont nombreuses et éloignées. Au fur et à mesure que la soirée avance, la foule se densifie, à tel point qu’on est vite pris dans des mouvements de foule impressionnants au moment de la fin d’un gros concert sur la scène Paris ou la scène Bagatelle.

21:30– On est en place 30 minutes à l’avance pour Bloc Party, premier « gros » concert de la soirée. Premier rang, armé de nos boîtiers et objectifs. C’était sans compter sur une horde de gamines en folie qui avaient décidé de hurler et de sauter devant nous. Quand le concert démarre, une demi-heure plus tard, on sait déjà qu’il sera impossible de shooter, même après avoir demandé gentiment de pouvoir stabiliser un peu nos objectifs pendant un morceau sans se prendre des coups. Mais c’est dommage de ne pas tenter l’affaire malgré tout. Kele et sa bande sont en forme, le set est toujours efficace avec quelques grands classiques de la discographie des gars. On prend la mesure du festival avec une foule qui gonfle et une ambiance impressionnante. On en redemande et on reste un peu sur sa faim à l’issue du concert.

23:00– Split entre fin du concert de Bloc Party, début de celui de Saez, verre avec des potes et préparation mentale pour le concert de C2C.

22:30– On remonte dans le temps, normal : nous sommes deux ! Pendant que l’un reste sur Bloc Party pour tenter de sauver quelques photos des ados en folie, l’autre quitte la scène Paris pour s’avancer vers Bagatelle, où Damien Saez doit jouer à 23h. Pas mal de monde déjà, il devient plutôt compliqué de trouver un spot photo intéressant au milieu du public. Place trouvée, ne plus bouger… et expliquer aux jeunes filles des rangs de devant (expérience Bloc Party aidant !) que non, s’il vous plaît, il ne faudra ni lever les bras, ni les téléphones portables… juste pour les trois titres du début. Si vous passez par là mesdemoiselles, merci à vous de m’avoir aidée !
Saez s’avance et nous déclame les Anarchitectures I a cappella : un texte dense, triste constat de l’évolution notre société. Il embraye ensuite sur des titres qui bougent davantage, mais toujours revendicatifs. Il y a de la rage dans ce bonhomme, le public l’écoute attentivement, semble partager son point de vue et chante avec lui les paroles de Pilule, J’accuse ou d’un Fils de France plus que jamais d’actualité. Le concert se termine sur un titre qui dure pas loin de 15 minutes, chose suffisamment rare en festival pour être soulignée !

00:10– Fin du concert de Saez, je file sous une pluie fine vers la scène Paris pour C2C… mais impossible d’approcher, heureusement nous sommes deux pour couvrir cette journée ! Incontestablement la tête d’affiche de la soirée, C2C investit la grande scène devant des dizaines de milliers de fans. Impressionnant de les voir là où ils sont, connus de tous. Le show est visuellement géant et arrive à maturité dans ses arrangements et ses enchaînements. C’est du beau, du lourd !

02:00– Arrivée pénible du côté de chez M. Du peuple, trop de peuple, pas bien le courage. Et si on gardait des forces pour la suite ? Ca sera donc fini pour ce soir-là !

 


Samedi 29 juin 2013, hippodrome de Longchamp


A voir sur la page du deuxième jour.

 


Dimanche 30 juin 2013, hippodrome de Longchamp


A voir sur la page du troisième jour.